In case of emergency...

In case of emergency...
Je le dis à l'avance, il est sans doute un peu tôt pour être rétrospectif, se retourner sur sa vie et se demander si on est arrivé à ce que l'on voulait, si on a réalisé nos rêves, si on a raté sa vie ou non...
Il est trop tôt pour dresser le bilan lorsqu'on a parcouru moins d'un quart de siècle...

Et pourtant c'est ce que j'ai fait, ce que je fais, parce qu'à mon sens cela relève presque davantage de l'introspection, d'un devoir que chacun a envers lui-même, devoir de faire le point sur ce qu'il a accompli, ce qu'il veut accomplir, ses illusions et ses réalisations. Après tout dans certains entretiens d'embauche, on nous demande volontiers quel est notre plus gros échec, ou comment on se voit dans 10 ans...preuve que nous avons atteint un âge auquel on peut se permettre de gérer son avenir en fonction de son passé.

Je le fais ce soir, parce que je change, j'évolue, j'arrive à un moment charnier de ma vie; je le fais parce que quelqu'un a bouleversé ma vie et je l'ai laissé le faire, d'abord parce que j'en avais envie et que je n'y croyais plus; ensuite parce que je ne crois pas que j'avais tant le choix.
Je ne dis pas que mes décisions et l'évolution que l'on connaitra ensemble détermineront l'ensemble de ma vie, ni que nos deux existences en seront forcément liées...mais c'est important pour moi, parce qu'au delà de Toi, il y a l'ensemble de ma façon de vivre, de ce que j'etais avant de me laisser changer en mal, de ce que j'étais à l'époque où j'ai vécu les plus beaux moments de ma vie...et c'est important pour moi de me retrouver, mes valeurs, mes envies, mes espoirs et bien d'autres choses encore qui ne me paraissaient qu'un vague souvenir d'un Age d'Or révolu...

Alors oui, tu me donnes bien plus que tu ne le penses; tu me donnes envie d'être meilleur tout en me confortant dans ce que je suis, tu me fais aspirer à des rêves que j'avais si facilement mais brutalement évincés il y a quelques années...et mes mots se sentent nus face à toi et ce que tu suscites en moi.
"In case of emergency"....une question présente sur tous les formulaires d'hôpitaux et mille autres encore...une question que l'on doit tous se poser...
"Qui appelerais-je en cas d'urgence?"....une question qui induit directement "Ai-je dans ma vie quelqu'un en qui j'ai remis ou je suis prêt à remettre mon sort, au moins pour une partie de ma vie"...mon sort et par extension mes espoirs, mes joies, et toutes ces choses que l'on ne s'avoue que plus tard parce qu'il est malvenu de trop en dire.
"Est-ce que j'ai rencontré quelqu'un à qui j'ai confié mon destin avant même de lui faire confiance?"...et là on se retourne, là on cherche et rares sont ceux qui peuvent s'estimer heureux d'avoir trouvé...
...parce que la réponse à cette question est rare et je ne prétends pas y avoir trouvé la réponse, mais Elle me donne envie de mettre, à coté de "Qui appeler en cas d'urgence?", son numéro, en espérant que son portable n'ai pas trop de soucis...

# Posté le dimanche 18 novembre 2007 15:11

Et si notre condition n'était destinée à aucun accomplissement...

Et si notre condition n'était destinée à aucun accomplissement...
Est-ce le froid soleil, la fatigue qui me laisse un sourire au coin des lèvres, une quelconque résignation, ou bien la musique la plus mélancolique du monde qui caresse mes oreilles? Quelle qu'en soit la raison en ce dimanche, j'ai le sentiment d'avoir compris quelque chose, sur moi, sur nous, sur ce à quoi nous sommes voués..

Nous ne sommes pas tous destinés à accomplir de grandes choses; certains naissent pour être connus, pour marquer l'humanité, de la meilleure ou la pire des façons, mais ne sont-ils pas qu'une maigre portion de notre genre? Qu'en est-il de la masse, la lie du peuple, ces milliards qui naissent, demeurent et disparaissent, anonymes, connus des leurs mais pas du monde? Qu'advient-il de ces quidam qui ne changent pas le destin de l'humanité si ce n'est le leur, ces hommes et ces femmes qui ne feront jamais parler d'eux? Ne devrait-on pas leur rendre justice, au même titre que les Nobel, Einstein, Archimède...?
La grandeur d'un homme se mesure-t-elle réellement à ce qu'il a apporté au genre humain, ou celui qui n'a rien découvert en particulier n'est il pas digne du même respect?

Je suis peut être aigri, c'est même une certitude, mais "je suis homme, et rien de ce qui est humain ne m'est étranger."...J'aime profondément mes semblables, pour ce qu'ils sont; j'ai du respect pour ceux qui ne la ramènent pas ou qui n'accèderont jamais à la notoriété malgré ce qu'ils sont : un type qui travaille toute sa vie et qui trime sans relâche pour faire face à ses problèmes et offrir le meilleur à sa famille; une femme qui bosse jour et nuit pour assurer la survie de son foyer, qui sacrifié une partie d'elle-même pour le bien être des siens; un gamin qui voit son rêve brisé parce qu'il se casse une jambe, et dont les premiers mots face à notre regard catastrophé sont "Je vais guérir, et réessayer; quel autre choix est-ce que j'ai?Abandonner?"...les exemples de volonté et de courage, qui regorgent de pathétisme, sont pléthoriques...ils n'ont pas fait un film sur un glaçon qui fond pour montrer que le monde part en vrille, et n'ont pas obtenu le prix Nobel de la paix; ils n'ont pas écrit un pamphlet sur la condition des femmes en Afrique et n'ont pas reçu le Nobel de littérature...ils n'ont même jamais pensé que quelqu'un pourrait s'interesser à leur existence...
Il est des gens pour qui la notion d'égoïsme n'existe pas, qui sont tellement peu concernés par eux-mêmes qu'ils oublient toute leur vie de s'occuper de leur propre souffrance pour soulager celle des autres...le noeud de mon propos est là : pourquoi le porte parole, le rapporteur de tels faits mériterait-il davantage d'être reconnu que l'acteur de ces faits? Pourquoi ces millions d'anonymes ne seront jamais considérés à leur juste valeur?
Et puis j'y ai réfléchi, et je me suis dit que c'était mieux ainsi : l'exposition au regard des autres nous change, et les actes désinteressés sont aussi beaux parce qu'ils sont méconnus du plus grand nombre; médiatiser les belles âmes les salirait...la société a tendance à gâcher ce qui est pur...

Je ne suis pas né pour faire de grandes choses; je ne changerai jamais qui ou quoi que ce soit, je ne découvrirai jamais quelque chose qui fera progresser l'humanité...mais j'ai compris que ca ne fera pas de moi quelqu'un sans valeur...on a tous notre rôle, et la plus insignifiante de nos actions peut avoir une conséquence, invisible pour nous, dont le dessein nous dépasse...
J'ai foi en tous ces gens, qui mènent leur barque et s'arrêtent parfois dans notre vie pour la changer à leur manière; nous sommes tous le héros de quelqu'un, et je crois que c'est cela qui compte...

La vie n'est pas si noire, et il est des choses qui méritent qu'on vive pour elles...il m'en aura fallu du temps..et dire que je me croyais malin.

# Posté le dimanche 14 octobre 2007 10:18

Déchéance estivale, éducation sentimentale, culture mentale.

Déchéance estivale, éducation sentimentale, culture mentale.
J'ai bien peu de choses à dire, enfermé dans mon bureau doucement ensoleillé, où seule la présence de ma Dir Com me rappele que je suis censé travailler, y compris si elle passe son temps à m'inviter à déjeuner ou à me palper le postérieur...

Cependant que résonne dans ma tête la douce mélodie de "Sleep" d'Azure Ray, je m'abandonne sur la toile et revient à ces vieilles racines d'antan, Skyblog et ses masses d'idiots et d'illettrés, mais aussi ses perles trop rares, ses rencontres imprévues et réjouissantes, comme j'en ai fait deux ici.
J'ai appris à m'attacher à travers ce réseau virtuel, malgré le peu de réalité et de substance que le net apporte; parce que les sentiments passent par d'autres canaux que la présence physique, l'emotion du regard ou la puissance du geste; les sentiments sont palpables dans les propos, imprègnent les mots que l'on couche sur nos écrans, occupent chaque recoin de nos phrases.
Ce sont ces mots qui m'ont fait apprécier ces individualités, qui me font tomber amoureux de l'humanité de ces gens, qui me font dire que ce sont de belles personnes et que les rencontrer m'apporterait beaucoup, parce que les lire me donne déja énormément.
Alors pour cette raison au moins, et pour ces gens, je ne perds pas espoir, espoir de connaître l'amour, l'amitié, éprouver des sentiments sincères et partagés, quels qu'ils soient; je n'attends pas de ces gens quelque chose en particulier, si ce n'est ce qu'ils sont prêts à m'offrir. Je suis prêt à les aimer, je les aime déjà, sans savoir exactement comment cela a pu arriver, sans comprendre comment je suis passé d'un inconnu à quelqu'un de proche.
J'aime ressentir ça, et je suis rassuré.
A ces deux personnes je souhaiterais simplement leur dire, même si elles ne se reconnaitront jamais, que je les aime, ou si ce mot leur fait peur, que je les apprécie pour ce qu'elles me donnent, et ce qu'elles me montrent d'elles.

Et maintenant, pour cette masse qui pour moi ne signifie rien, mais qui mérite au moins cet égard de considération; et même si ca ne les rendra pas moins stupide (puisque copier coller des citations est une manoeuvre qu'ils connaissent, sans comprendre un traître mot de ce qu'ils copient), un peu de brassage culturelle pour les nuls, histoire d'avoir l'air moins lisse et insignifiant dans leurs soirées.

Si l'on vous demande quelle est pour vous la définition même de la sagesse, répondez en ces termes :
"J'entends et j'oublie,
Je vois et je me souviens
Je fais et je comprends"
Confucius (et au pire, renseignez vous pour savoir qui était Confucius, peu d'entre vous doivent le savoir).
Et si par le plus grand des hasards, vous vous trouvez au beau milieu d'une discussion sur un sujet aussi passionnant que la peine de mort, citez donc ce vieux Victor (Hugo, evidemment) :

"Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine;
Partout où la peine de mort est rare, la civilisation règne."

Et terminez sur une note humoristique, le soir où vous faites de la Tecktonik dans le métro au lieu d'admirer le feu d'artifice de la Fête Nationale ou d'écouter les lamentations artistiques de Polnareff, avec ces mots :
"Personne n'a jamais vu un 14 juillet raté.
Sauf le premier, naturellement..."
Comprenne qui pourra ce dernier et fameux bon mot.

"La culture c'est comme la confiture; moins on l'étale, plus on se régale". Enfin, c'est juste mon avis.

# Posté le lundi 30 juillet 2007 05:19

L'autarcie sentimentale.

L'autarcie sentimentale.
Il existe deux catégories de personnes : celles qui sont là pour être heureuses, sourire pour un rien, chantonner dans la rue, se réveiller à côté de quelqu'un qu'elles aiment; et les autres, celles qui ratent leurs opportunités, ou qui se focalisent sur des choses irréalisables, qui ne voient pas et ne verront jamais les personnes qui les aiment parce qu'elles ont le don de s'enticher de quelqu'un qui s'en moque royalement.
Je me place dans la deuxieme catégorie sans aucun mal, non par nonchalance et fatalisme, mais par lucidité d'expérience. D'ailleurs les gens qui me disent que pour être heureux il suffit de le vouloir et de ne pas se laisser aller, d'arrêter de se "plaindre", ont la part belle : ils sont heureux eux, ca devient tout de suite plus facile de filer des conseils et de traiter les autres de dépressifs.

Alors voila, ce matin je me suis réveillé en réalisant que je n'etais pas assez bien pour avoir avec moi cette intervention celeste ou ce je ne sais quoi qui fait qu'on réussi ce que l'on entreprend, qu'on a ce que l'on veut, et qu'on arrête enfin de crever de chagrin parce qu'après avoir donné tout ce qu'on avait, après avoir livré ses moindres secrets et avoir laissé de côté tout orgueil, on se fait trahir, de la pire sorte qui soit. Hier soir j'ai perdu un ami et j'ai découvert ce qu'était la haine, une haine sans limite et globale, un besoin de faire mal, de hurler, de rendre à la personne ce qu'elle vient de nous faire. Je souhaiterais tellement revenir en arrière, ne pas me laisser rouler de la sorte par cette fille, ne pas tomber sous ses artifices, son hypocrisie, son sourire si joli et ses yeux enchanteurs. Je voudrais ne jamais m'être abaissé à lui avouer tout ca, à régler mon rythme de vie sur le sien, à faire tourner mon monde selon son bon vouloir. Je ne veux plus être celui qui souffre pour rien lorsqu'il la voit se faire séduire, et qui oublie tout dès lors qu'elle lui donne la plus belle des récompenses, un baiser et la confession de ses sentiments, comme on donne un os à son chien pour le récompenser de sa patience, et lui manifester une affection de rigueur, mais fausse et interessée.
Je ne veux plus être ridiculement béat devant quelqu'un, ressentir ce bonheur qui déchire le coeur lorsqu'il se brise.
Je ne veux plus et ne peux plus la voir, parce qu'elle ne mérite pas mon respect, ni même un regard de ma part. Je ne veux plus lui adresser la parole, parce qu'il m'a pris pour le dernier des imbécile et a piétiné notre code d'honneur, mes sentiments pour elle, et tout ce qui a pu nous lier.

D'aucuns diront qu'il est facile de réagir ainsi, que c'est puéril et facile de se plaindre ou de se poser en victime; que c'est mon ego et rien d'autre qui a été blessé; ceux là ont de la chance de se relever aussi facilement d'un echec qu'ils ont sûrement connu, mais ils ne comprendront jamais la peine qu'on peut ressentir en permanence, le malaise, la déception, le sentiment d'avoir un trou béant à la place du coeur.
Etre heureux fait trop mal et n'est qu'éphémère et chimérique. Ne pas l'être nous protège, nous tue intérieurement certes, mais il faut faire un choix. Et je m'emporte sans doute en le disant, compte tenu de mon âge et de ce qui m'attend, mais lorsque tout a été détruit, on a plus rien à perdre, et on se durcit encore davantage.
Voila où j'en suis, je hais les gens, leur hypocrisie, la solitude à laquelle on est tous voué puisqu'on ne peut faire confiance à personne sauf soi-même.
Je hais ces gens autant que je me hais, moi et mon attitude, mon aigreur desespérée, mon manque d'enthousiasme et mon pessimisme.
S'aimer soi-même est peut être le premier pas vers les autres, mais je ne suis pas prêt à le faire, parce qu'ils ne le méritent pas, pas eux en tout cas. Je m'en tiens à l'injonction "Connais toi toi-même" de ce bon vieux Socrate, le reste attendra.

# Posté le dimanche 24 juin 2007 08:54

Modifié le dimanche 24 juin 2007 09:28

Les américains...

Les américains...
Les gens dotés d'un cerveau vont vite réaliser que je ne vais pas parler de nos congénères du Nouveau Monde, mais d'une autre catégorie de personnes, bien plus dangereuse.

On va encore croire que je suis aigri : je confirme. Que je n'aime pas beaucoup les gens : c'est fort probable. Est-ce un coup de colère passagère? Je vous dirai ça demain.
Le fait est qu'à force de traîner sur les différents blog qui emplissent davantage chaque jour notre beau site, et le polluent si je puis dire( mais c'est un autre débat, et si je m'y infiltre les gens vont encore me taxer de philosophe de bazar qui n'a rien compris, et de vil faquin.), je remarque que beaucoup de choses reviennent systématiquement, des attitudes, des mots, un même réseau "d'amis", une façon de penser ou d'écrire, de se présenter etc...et cette étude sociologique interessante m'a permis d'établir, le poil hérissé car elle m'irrite, une classe d'individus que j'aime à nommer : les "Américains".

Qu'est ce qu'un "Américain" type? Eh bien c'est la personne qui parle d'alcool en disant qu'elle a bu deux verres dans l'après midi et que c'est trop cool, qu'elle adore le rock ou l'electro et qu'elle est déjantée, qu'elle a une vie sexuelle débridée, peut être même pas tout à fait claire quant à son orientation, mais ça aussi c'est trop cool. L'américain c'est quelqu'un qui se croit tellement libre d'esprit qu'il n'a aucun tabou et ne respecte rien, parce que n'avoir aucunes limites ça fait très anarchiste ou Mai 68, et c'est vraiment trop cool, et puis les principes c'est pour les cons.
L'américain parle de drogue comme s'il en prenait, et dans le cas où il en consomme, il en parle comme quelque chose de ouf (oui je me lâche, je sais également parler comme un jeune, parce que c'est trop cool il faut bien le dire) qui lui permet d'échapper à sa vie horrible : voyez-vous mêmes, la Fac c'est l'horreur, le retour dans l'appart payé par papa (ce qui est toujours mieux que de vivre chez ses parents, parce que les parents c'est nuuuuuul) est angoissant, et le soir il y a toujours les mêmes ploucs qui essayent de voler la bouteille de vodka à 250 euros qu'ils ont pris pour rentrer au Baron( oui je fais de la pub, parce que c'est trop cool le Baron).

L'américain, ca s'habille de manière faussement négligée, avec des fringues soit ultra chères qui font un peu "pauvre", soit de seconde main ou prises dans l'armoire de grand-mère, parce que dire qu'on se sape dans une friperie, c'est vraiment trop cool!!
L'américain est également un puriste musical, excepté que le concept de purisme lui échappe, et qu'il a tendance à écouter la soupe que lui servent les bars, pubs et boîtes dans lesquels il traine. Il va de temps en temps dans des concerts, ou des festivals (c'est encore plus cool), et revient des souvenirs plein la tête, et la premiere chose qu'il fait c'est de les balancer sur son blog direct, pour montrer que c'est vraiment trop un cool!
L'américain est il me semble intelligent, cultivé peut être, mais s'exprime souvent bien; d'ailleurs pour jouer un tel jeu et tout faire pour être le plus cool possible, il faut avoir une certaine lucidité et être capable de bien cerner ce qui l'entoure. Il est conscient d'être intelligent et s'amuse à prendre les gens de haut pour cette raison, cette puissance intellectuelle et cette dextérité avec les mots lui servent à assouvir son egocentrisme et son complexe de supériorité.
L'américain est une caricature parce qu'il grossit tous les traits de sa personnalité qui le rendent cool, il parle trop, n'a pas conscience que ce qu'il fait n'a rien d'exceptionnel, que boire, sortir, avoir un slim, des ballerines et un top sur lequel est inscrit "Love rock'n'roll", ou un cuir trop petit avec un badge Strokes dessus, parler de sexe à tort et à travers, parler dans un franglais grotesque du type "Trop Hype enorme chanmé grave big moisty party with my bitches", faire référence en permanence aux légendes décalées du rock, qu'il soit français ou anglais, se plaindre d'être une loque et insister là-dessus, ne fait pas d'eux des déglingo qui savent ce que c'est que de vivre "à 100 à l'heure".
A mon sens, ce sont des êtres surfaits qui ont tellement tout ce qu'ils veulent, qu'ils se créent des problemes et en font des montagnes, font perpétuellement semblant, soit de se détruire, soit d'être heureux. Ils n'éprouvent rien de réel puisqu'ils surveillent sans arrêt leur comportement, de façon à être cool en toutes circonstances. Finalement au lieu de vivre à 100 à l'heure comme des américains, ils ne vivent pas du tout.
J'emmerde à l'avance mes détracteurs (oh mon Dieu, un gros mot sorti de ma bouche, je perds mon sang froid!!), mais serait ravi de les lire. D'aucuns pourront me dire que j'appartiens à cette catégorie, et ceux-là qu'ils s'attendent à une réponse cinglante, parce que le simple fait que je rédige cet article prouve que je ne mange pas de ce pain là, mais que je l'abhorre et aspire à ce qu'il disparaisse pour quelque chose de plus humain, avec ses défauts et ses réalités.

Bien à vous mesdemoiselles et messieurs les Américains, et longue vie aux autres.

# Posté le vendredi 08 juin 2007 12:13